Accueil AUTRES POETES POEMES DE GAICK CONAN

POEMES DE GAICK CONAN

0
0
38

CES POEMES SONT EXTRAIT DU RECUEIL  » N’ECRASEZ PAS LES PRIMEVERES » ECRIT PAR GAICK CONAN.

JE N’AIME PAS

 

je n’aime pas

les fleurs séchées

cadavres élégants

parés, enrubannés

attristés, dans une vitrine

je les ferai revivre

frémissants

dans le vent

tout en haut

de longues tiges

dans un décor

immuable

de blés et d’arbres

de nuages

et de chants

tout animé

par le vent

tendres vies

fixées là

à jamais

pour y mourir

et y revivre

automne

après printemps

s’ouvrant

languissamment

sous un souffle d’air

plus doux

plus tendre

je n’aime pas

les fleurs séchées

cadavres élégants

parés enrubannés

au cœur des villes

vacances oubliées

amours perdus

pensées lointaines

echos d’ailleurs

et les jours

succédant

aux jours

 

je n’aime pas

les fleurs séchées

dépouillées

et si tristes

au cœur des livres

*

SONATE

 

je regardais, dans la pénombre

les doigts nerveux jouer sur le clavier

notre sonate préférée

la même depuis tant d’étés

 

tout chargés de tendresse

étaient ces courts moments

qui nous laissaient pourtant

souvent pleins de détresse

 

car c’était bien la fin

de notre bel été

des volets entr’ouverts

je pouvais caresser

 

le grand jardin abandonné

les larges champs déserts

la plage bariolée la mer

et les villages et les rochers

 

l’air déjà était trop parfumé

des ajoncs orangés

des figues bleuissant

sur les vieux troncs noués

 

je respirais la fin

la fin du bel été

et j’écoutais navrée

notre sonate préférée

*

MONTE-CARLO

 

le tapis vert

celui-là parsemé

de cyclamens blancs

et pourpres

 

le tapis vert

devant le casino

rutilant

s’étend

 

les flammes blanches

et rouges

tout en haut des mâts

doucement s’agitent

 

guirlandes rouges

et blanches

entrecroisées

dans les arbres puissants

 

qu’à l’instant même

ont quitté

les oiseaux dorés

en vol frémissant

 

font ruisseler

sur la pelouse

des verts magiques

des rouges éclatants

 

la foule tourne

et s’écoule

lentement

sous le ciel doux

devisant

tandis que sur la mer

luisent près des bateaux blancs

des feux rouges et verts

 

fleurs de nuit

fleurs de mer

et le tapis vert

sous la lune bleuit

 

endormant la lumière

et les fleurs

et les flammes

d’une soirée finie…

 

  • TEXTE EN PROSE DE JACQUES LèBRE

    CES TEXTES SONT EXTRAIT DU RECUEIL  » SUR LA PORTEE DU JOUR » ECRIT …
  • ESPRIT QUI RENOUE

    ESPRIT QUI RENOUE AVEC LE NOEUD DE L’ESPOIR   ESPRIT QUI RENOUE TROIS, QUATRE, …
  • POEMES DE CAROLINE CORVEZ

    CES POEMES  SONT EXTRAIT DU RECUEIL  » LUNE SUR L’OREILLER » E…
Charger d'autres articles liés
  • TEXTE EN PROSE DE JACQUES LèBRE

    CES TEXTES SONT EXTRAIT DU RECUEIL  » SUR LA PORTEE DU JOUR » ECRIT …
  • ESPRIT QUI RENOUE

    ESPRIT QUI RENOUE AVEC LE NOEUD DE L’ESPOIR   ESPRIT QUI RENOUE TROIS, QUATRE, …
  • POEMES DE CAROLINE CORVEZ

    CES POEMES  SONT EXTRAIT DU RECUEIL  » LUNE SUR L’OREILLER » E…
Charger d'autres écrits par fragrancedepoesie
Charger d'autres écrits dans AUTRES POETES

Laisser un commentaire

Consulter aussi

TEXTE EN PROSE DE JACQUES LèBRE

CES TEXTES SONT EXTRAIT DU RECUEIL  » SUR LA PORTEE DU JOUR » ECRIT …