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POEMES DE MARIE-ROSE COURTIEU

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CES POEMES SONT EXTRAIT DU RECUEIL  » HEUREUX QUI COMME ULYSSE » ECRIT PAR MARIE-ROSE COURTIEU.

LES SEIGNEURS DE L’ETNA

 

les géants de l’Etna rugissent de colère

et des grondements sourds éclatent menaçants

depuis toujours seigneurs d’un royaume lunaire

ils veulent en rester les maitres tout puissants

 

au mépris de leurs droits en grignotant leur terre

l’homme s’est imposé construisant sans pudeur

sur les versants noircis du célèbre cratère

des villages encore habités par la peur

 

et Zafférana prie espérant un miracle

des savants sont venus du monde entier nombreux

essayant mais en vain d’inventer un obstacle

qui saurait retenir les rejets sulfureux

 

la lave meurtrière indomptable s’étale

il faudra trois cents ans pour que la moindre fleur

sur le désert laissé par la course fatale

ose s’aventurer puis reprendre couleur

 

et l’île résignée à l’ombre de ses temples

dont les temps oublieux recouvrent les autels

écoute son histoire où quantité d’exemples

rappellent le pouvoir des dieux sur les mortels

*

LA CLE DE VERITE

 

dans le silence froid des tombeaux profanés

le jeune pharaon tel un soleil rayonne

du haut des marbres noirs par les ans patinés

énigmatique il nargue une foule espionne

 

ridiculement vains des joyaux somptueux

parent ce puissant roi du royaume des sables

pitoyables témoins d’un passé fastueux

où le peuple adulait des chefs impérissables

 

sur le visage lisse aux grands yeux maquillés

l’homme veut décrypter le secret qu’il envie

et trouver la réponse à ses jours endeuillés

par l’angoissant rébus de l’éternelle vie

 

humain! pourquoi vouloir t’emparer sans pudeur

d’un intime destin tout comme voleur d’âme?

car les morts affranchis d’une terrestre peur

jamais ne livreront la clé qu’on leur réclame

*

L’HORRIBLE MUTILATION

les friselis joyeux festonnent le reflet

des gigantesques rocs incrustés dans l’eau pure

le lac semble immobile. une fine jaspure

l’irise du bleu pâle au tendre violet

 

un envol de choucas improvise un ballet

qui dentelle l’espace ainsi qu’une guipure

le silence infini divinisant l’épure

en mon cœur vient chercher les mots du chapelet

 

les yeux sur le miroir et le site admirable

s’attardent longuement. avec bonheur : érable

mélèze, ormeau, leur font comme un royal écrin

 

mais tout à coup, l’horreur! après la douce alcôve

une main criminelle a brûlé le terrain

et la forêt n’est plus qu’une immensité chauve

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